La lutte contre la corruption ne peut porter ses fruits sans une réponse ferme contre l’impunité. C’est le message fort lancé vendredi par le professeur Luzolo Bambi lors d’un séminaire de renforcement des capacités organisé à Kinshasa à l’intention des partenaires de l’Inspection générale des finances (IGF).
Dans une intervention marquée par une métaphore évocatrice, l’ancien garde des Sceaux a rappelé que la corruption est un phénomène universel, comparant ce fléau à un virus qui touche toutes les sociétés. Selon lui, la véritable différence entre les États réside dans leur capacité à y opposer des mécanismes de défense efficaces.
« La corruption n’est pas l’apanage de la RDC, c’est une gangrène mondiale. La différence ne se joue pas dans l’existence du virus, mais dans la réponse immunitaire », a-t-il déclaré, soulignant que l’impunité constitue le principal obstacle à l’assainissement de la gouvernance publique.
À travers cette prise de position, Luzolo Bambi plaide pour un renforcement des institutions de contrôle, une application rigoureuse de la loi et une culture de redevabilité capable de décourager les pratiques illicites. Son intervention s’inscrit dans un contexte où les autorités congolaises multiplient les initiatives visant à promouvoir la transparence et à consolider la lutte contre les détournements des deniers publics.
PM