Les régies financières de la République démocratique du Congo ont mobilisé 2.077,7 milliards de francs congolais au mois de mai 2026, soit 88,7 % des prévisions établies. Si cette performance témoigne d’un effort appréciable de collecte des recettes publiques, elle révèle également les limites persistantes du système fiscal et financier national.
La Direction générale des douanes et accises (DGDA) s’est illustrées en atteignant quasiment son objectif avec un taux de réalisation de 99,6 %, tandis que la Direction générale des impôts (DGI) a enregistré une exécution solide de 94,3 %. En revanche, la contre-performance de la DGRAD, limitée à 70,6 % de ses prévisions, soulève des interrogations sur l’efficacité de certains mécanismes de mobilisation des ressources non fiscales.
Plus préoccupant encore, les dépenses publiques ont culminé à 3.721,8 milliards de francs congolais, générant un déficit de trésorerie de 1.644,1 milliards de CDF. Ce déséquilibre, financé principalement par les émissions de titres publics, confirme la dépendance croissante de l’État au marché domestique pour assurer son fonctionnement et soutenir ses engagements budgétaires.
Au-delà des chiffres, cette situation rappelle l’urgence d’une meilleure maîtrise des dépenses, d’un renforcement de la gouvernance financière et d’une optimisation des performances des régies. Dans un contexte où les besoins en investissements publics demeurent considérables, la consolidation des recettes internes reste l’un des principaux leviers pour garantir la stabilité macroéconomique et renforcer la souveraineté budgétaire de la RDC.
PM