Tel un horloger patient réparant un mécanisme longtemps grippé, le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a livré une démonstration de maîtrise et de sérénité devant la Représentation nationale lors de la plénière du 13 juin 2026. Face aux interrogations des députés sur les effectifs des agents de l’État et la gestion des matricules administratifs, le patron de la Fonction publique n’a pas cherché à contourner les obstacles. Il les a affrontés avec des chiffres, des explications et une vision réformatrice qui traduit sa volonté de redonner à l’administration congolaise ses lettres de noblesse.
Dans un secteur longtemps comparé à une forêt où prospéraient les lianes de l’irrégularité, Jean-Pierre Lihau poursuit son œuvre d’assainissement comme un jardinier déterminé à arracher les mauvaises herbes pour permettre aux arbres sains de grandir. Les opérations de nettoyage du fichier des agents publics, engagées depuis 2021, témoignent de cette ambition de bâtir une fonction publique crédible et transparente.
Interpellé sur le dossier sensible du transfert de numéros matricules entre le Nord-Ubangi et la Mongala, le Vice-Premier ministre a opposé le rempart du droit aux soupçons, rappelant avec fermeté les limites de ses compétences légales et mettant en lumière les irrégularités héritées de décisions administratives anciennes.
Son intervention, marquée par la clarté et la précision, a dissipé de nombreuses zones d’ombre et convaincu une large partie de la Représentation nationale, au point qu’une motion incidentielle est venue saluer la qualité des réponses apportées.
À travers cette prestation, Jean-Pierre Lihau apparaît comme un capitaine qui s’efforce de remettre le navire administratif sur une trajectoire stable, dans une mer longtemps agitée par les incohérences et les pratiques du passé. Son action s’inscrit dans une dynamique où la réforme n’est plus un simple slogan, mais un chantier concret dont les fondations se renforcent séance après séance.
ML