Dans un climat politique souvent dominé par des querelles de procédures et des débats secondaires, Maître Guelord Valéry Mbuyi tire la sonnette d’alarme : la construction sérieuse de notre pays exige que l’attention nationale se concentre sur les véritables priorités. Pour lui, ces priorités ne sont pas dans les textes constitutionnels, mais dans la sécurité, la restauration de l’autorité de l’État et la transformation des mentalités à travers une gouvernance rigoureuse et une discipline véritable.
Selon Maître Mbuyi, nos problèmes dépassent largement la seule question constitutionnelle. « Le mal est plus profond : l’indiscipline généralisée, l’incivisme, l’affaiblissement de l’autorité publique, le favoritisme, le déficit d’encadrement, ainsi qu’un tribalisme institutionnalisé, favorisent souvent des choix hasardeux dans la désignation de certains animateurs politiques », explique-t-il. Ces maux structurels, insiste-t-il, doivent être abordés en priorité.
Car, estime-t-il, aucune Constitution, aussi bien rédigée soit-elle, ne peut produire des résultats dans un environnement où les valeurs républicaines, l’éthique de responsabilité et la primauté de l’intérêt général ne sont pas incarnées.
Pour l’éminent juriste, la tâche la plus urgente est une véritable refondation morale, institutionnelle et citoyenne. Cela implique :
- La discipline et le respect de la loi, qui doivent devenir la norme pour tous, des citoyens aux dirigeants.
- L’éthique de responsabilité, où chaque décision politique et administrative est guidée par l’intérêt général et non par des intérêts partisans.
- La restauration de l’autorité de l’État, afin que ses institutions retrouvent crédibilité et efficacité.
- La transformation des mentalités, qui passe par une éducation civique renforcée et un engagement citoyen actif.
« Le véritable chantier du pays est d’abord dans nos mentalités », insiste Maître Mbuyi. Il met en garde contre le risque de se perdre dans des polémiques secondaires alors que les défis structurels — incivisme, tribalisme, favoritisme — continuent de miner la confiance des citoyens dans leurs institutions.
Maître Mbuyi rappelle que le développement ne se décrète pas, il se construit. Et la condition sine qua non de cette construction est la discipline : discipline des citoyens, discipline des dirigeants, discipline des institutions. Sans cette rigueur, prévient-il, même les réformes constitutionnelles les plus ambitieuses resteront lettre morte.
Pour lui, la transformation passe aussi par une gouvernance transparente et une éthique de service public, où l’intérêt général prime sur les considérations personnelles ou tribales. Cela signifie que les animateurs politiques doivent être choisis pour leur compétence et leur intégrité, et non pour leur appartenance à un groupe ou une ethnie.
Enfin, Maître Mbuyi appelle chaque citoyen à prendre sa part dans ce chantier national : s’engager activement, respecter les règles, et contribuer au bien commun. Pour lui, la République ne se limite pas à des institutions : elle se vit au quotidien, dans chaque geste, chaque décision et chaque acte de responsabilité.
Le message est clair : le véritable chantier n’est pas juridique, mais moral, civique et institutionnel. C’est en rétablissant les valeurs fondamentales de discipline, d’éthique et de responsabilité que le pays pourra espérer construire un avenir durable et prospère.