Comme une toile d’araignée délicatement tissée pour emprisonner la vérité, le Ministère de la Justice, dans son communiqué n°026, a jeté l’ombre d’un détournement de fonds présumé sur le contrat signé entre le Fonds de Réparation et d’Indemnisation des Victimes des Activités Illégales de l’Ouganda (FRIVAO) et l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN).
Derrière ce coup d’éclat se cache en réalité une manœuvre orchestrée, visant à déstabiliser l’image du Coordonnateur ad intérim de FRIVAO, Chancard Bolukola, et à semer le doute sur une affaire pourtant claire et transparente.
Des Inexactitudes sur les Montants
Le Ministère de la Justice, sur la base d’un rapport de l’Inspection Générale des Finances, affirme qu’une somme de 3.3 millions de dollars aurait été détournée, en raison d’un écart entre les 700 000$ initialement demandés et les 4 millions de dollars effectivement décaissés.
Cependant, une analyse plus détaillée des documents officiels met en lumière des incohérences dans cette interprétation. En réalité, les montants en question ont été correctement alloués et justifiés selon les règles en vigueur.
Le devis du projet, validé par le FRIVAO et l’ICCN, révèle un montant global de 4 200 323,8$, bien supérieur à celui de 700 000 $ mentionné dans le communiqué. Ce montant est détaillé de manière transparente comme suit :
- Préjudices matériels : 917 891$
- Préjudices environnementaux : 903 541$
- Préjudices physiques : 450 000$
- Préjudices moraux : 200 000$
- Réhabilitation des bureaux et préjudices administratifs : 1 000 000$
- Main d’œuvre : 347 134,2$
- Imprévus (10%) : 381 847,6$
Le rapport révèle que ces fonds ont été alloués en fonction des besoins spécifiques pour chaque domaine, et le montant des fonds effectivement décaissés de 4 millions de dollars a été mis à disposition pour couvrir ces coûts précis, conformément aux termes du contrat.
Un Devis Mal Interprété ?
Le véritable problème réside dans l’interprétation erronée des montants par le Ministère de la Justice. La somme de 700 000$, mentionnée par le Ministère, semble ne reposer sur aucune documentation légitime. Contrairement à ce qui a été avancé, ce montant n’a jamais été inclus dans le contrat initial ou les documents officiels de l’accord signé entre le FRIVAO et l’ICCN. Le rapport de l’Inspection Générale des Finances fait mention de cette somme sans aucune justification, alors même qu’aucune trace de ce chiffre n’apparaît dans les pièces justificatives liées au projet.
Le devis détaillé et validé entre le FRIVAO et l’ICCN précise que les fonds ont été alloués de manière transparente et en toute conformité avec les normes contractuelles. L’argument du Ministère de la Justice, qui parle de détournement de 3.3 millions de dollars donnant même injonction des poursuites judiciaires, est donc non seulement infondé, mais semble être une tentative délibérée de dissimuler la réalité des faits ou à pousser à faire condamner un Jeune qui a passé plus de 9 mois dans une détention et sans aucun procès en violant ainsi toutes les bases de l’État de droit ainsi que la violation des droits humains dont l’actuel Patron de la justice est défenseur.
Que cache cette manipulation des chiffres ? Est-ce pour servir une Agenda Cachée ?
Le Ministère de la Justice, en avançant ces accusations, semble non seulement ignorer le véritable contenu du contrat, mais aussi omettre les détails cruciaux contenus dans les rapports internes du FRIVAO. D’un côté, le Ministre semble vouloir jouer un rôle de défenseur des victimes en instrumentant une enquête sans fondement, de l’autre, il met en lumière une manipulation de l’information pour nuire à l’image de l’ICCN et du FRIVAO.
Il devient évident que la présomption de culpabilité soulevée par le Ministère pourrait découler d’un manque d’investigation sérieuse, ou d’une volonté délibérée de discréditer ceux qui œuvrent dans la transparence. La tentative d’accuser à tort le Coordonnateur du FRIVAO est une preuve manifeste d’une cabale qui n’a pas sa place dans une justice équitable. Ou encore, il voudrait servir de béquille pour justifier une détention illégale de ce jeune homme qui a fait des exploits en poussant la barre d’indemnisation plus haut quittant de 500$ à 2000$ par victime ?
Le Ministère de la Justice et l’Innocence du Coordonnateur de FRIVAO
Dans cette affaire, le Ministère de la Justice semble avoir été précipité dans ses conclusions, sans tenir compte des éléments réels et des preuves tangibles fournies par le FRIVAO. Le Coordonnateur, Chancard Bolukula, a agi en toute bonne foi et dans le respect des procédures, comme le démontrent les documents financiers, les devis détaillés et les rapports justificatifs.
Le Ministère devrait désormais se concentrer sur des preuves solides, plutôt que de nourrir une affaire fondée sur des informations erronées. L’honnêteté et l’intégrité doivent primer dans ce dossier, et il est impératif de rétablir la vérité pour protéger les responsables qui ont œuvré pour le bien de la nation.
Flodel NKIMA