À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de la République Démocratique du Congo a organisé une Table ronde consacrée à l’intégration du genre et à l’autonomisation de la femme au sein de l’institution. Cet événement marquait un moment fort de réflexion et d’engagement, porté par une volonté de promouvoir une institution plus inclusive et équilibrée.

L’activité s’est déroulée sous la conduite du président de la CENI, M. Denis Kadima Kazadi, accompagné de trois membres de la plénière : Mme Sylvie Birembano, Mme Joséphine Ngalula et Mme Adine Omokoko. Cette rencontre, qui a rassemblé les membres de l’institution ainsi que des experts en matière de droits des femmes, a mis en lumière les enjeux cruciaux de l’autonomisation des femmes dans les processus décisionnels au sein de la CENI.
Le président Kadima a ouvert la table ronde en saluant l’engagement des femmes qui participent activement à la vie de l’institution. Il a insisté sur le fait que cette journée ne devait pas seulement se limiter à des discours symboliques, mais qu’elle devait surtout être le point de départ d’actions concrètes et durables en faveur de l’égalité de genre. « Nous devons travailler ensemble pour construire une institution plus juste, où les femmes et les hommes œuvrent main dans la main pour un avenir meilleur », a déclaré le président.

Au cours des discussions, plusieurs thèmes ont été abordés, notamment la nécessité d’une meilleure représentation des femmes dans les instances décisionnelles de la CENI, ainsi que l’importance de leur autonomisation économique et sociale. Les interventions des plénières ont souligné les progrès réalisés par l’institution en matière de genre, tout en soulignant les défis persistants à relever pour parvenir à une véritable égalité entre hommes et femmes. L’intégration du genre ne doit pas être perçue comme une simple formalité, mais comme un levier stratégique pour garantir une démocratie plus inclusive.

Mme Sylvie Birembano, membre de la plénière, a rappelé que l’autonomisation des femmes passe avant tout par l’accès à l’éducation, la santé, ainsi qu’à des opportunités économiques égales. Pour sa part, Mme Joséphine Ngalula a insisté sur l’importance de renforcer la formation des femmes aux postes de responsabilités pour qu’elles puissent prendre part à des décisions stratégiques à tous les niveaux.
Le président Kadima a conclu la rencontre en réaffirmant l’engagement de la CENI à continuer de promouvoir des actions concrètes en faveur de l’autonomisation des femmes. Selon lui, « l’autonomisation de la femme est au cœur de notre vision pour un avenir démocratique et inclusif pour la RDC ». Les participants ont ainsi quitté la table ronde avec la conviction qu’un travail de sensibilisation et de mise en œuvre d’actions continues est nécessaire pour qu’un changement durable se produise au sein de l’institution.

Ainsi, cette table ronde a permis de poser les bases d’une politique de genre plus forte au sein de la CENI, marquant un pas important dans la lutte pour l’égalité des sexes.