Le sénateur du Sud-Kivu, Norbert Basengezi Katintima, a déposé, le vendredi 6 mars, un projet de loi ambitieux visant à modifier la législation électorale de la République Démocratique du Congo. Cette réforme, qui intervient plus de 15 ans après l’adoption de la loi électorale actuelle en mars 2006, cherche à corriger plusieurs insuffisances qui persistent malgré les trois précédentes révisions.
Dans son projet de loi, le sénateur Basengezi soulève des préoccupations majeures concernant les lacunes de la législation actuelle. L’une des principales failles dénoncées est la possibilité pour certains candidats de se présenter simultanément à plusieurs scrutins, parfois dans une même circonscription, voire dans plusieurs, au cours d’un seul cycle électoral. Une situation qu’il qualifie de contreproductive pour la démocratie et qui risque de nuire à la crédibilité du processus électoral.
Cette révision vise à établir des règles plus strictes pour garantir l’équité et la transparence lors des élections. Le sénateur Basengezi est convaincu que cette réforme est une étape essentielle pour renforcer la confiance du peuple congolais dans ses institutions et pour promouvoir une véritable compétition électorale. Il appelle à un large soutien de la part de ses collègues au Sénat et de la population, soulignant l’importance de réformer une loi qui, selon lui, ne répond plus aux enjeux actuels du pays.
Alors que les élections de 2028 se profilent, cette proposition de révision de la loi électorale arrive à point nommé. Elle pourrait marquer un tournant décisif pour l’avenir politique de la République Démocratique du Congo, en assurant des élections plus transparentes et plus justes, au bénéfice de tous les citoyens.