Dans une déclaration sans ambiguïté, Gloria Sengha, activiste des droits humains, a exprimé sa condamnation la plus ferme concernant l’enlèvement de Nathanaël Onokomba, interpellé récemment par des hommes en tenue alors qu’il exerçait son activité à l’Université Pédagogique Nationale (UPN). Un acte qu’elle considère comme un exemple flagrant de la dérive autoritaire du régime actuel.
« Ce kidnapping illustre la dérive autoritaire d’un régime à bout de souffle. Incapable de gouverner et de répondre aux besoins fondamentaux de la population, le pouvoir de Monsieur Tshilombo choisit la répression plutôt que l’action publique », a déclaré Gloria Sengha. Pour elle, cet incident n’est qu’une parmi tant d’autres manifestations du recul des libertés et de l’érosion des droits fondamentaux sous l’administration actuelle.
Une répression ciblée contre la dissidence
Sengha a également critiqué la politique du gouvernement en matière de répression. « Alors que les détourneurs de fonds publics circulent librement sous protection de l’impunité, les citoyens, les étudiants et les voix critiques sont criminalisés et traités en ennemis », a-t-elle ajouté. Elle souligne que ceux qui s’opposent au pouvoir en place sont systématiquement traités comme des menaces à abattre.
L’activation rapide des forces de répression contre ceux qui réclament le changement est un point particulièrement mis en lumière par l’activiste. « Quand il s’agit de réprimer, de faire taire les dissidents, de pourchasser ceux qui réclament le changement, le régime devient brutal, rapide et déterminé », a-t-elle affirmé.
Un appel à l’action internationale
Gloria Sengha a exprimé sa solidarité envers Nathanaël Onokomba et tous ceux qui, à travers le pays, luttent pour la défense de la liberté d’expression et des droits humains. Elle a appelé la communauté internationale à intervenir pour faire pression sur le gouvernement congolais afin de garantir la libération immédiate de Nathanaël et la protection des droits fondamentaux de tous les citoyens. Selon elle, la lutte pour la démocratie et les droits humains ne doit pas être étouffée par la violence étatique.
Dans un contexte de tensions croissantes et de restrictions de plus en plus sévères, cette réaction d’un défenseur des droits humains en dit long sur l’inquiétude croissante concernant l’avenir des libertés en République Démocratique du Congo.