Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont accusé les rebelles du mouvement AFC/M23 d’avoir enlevé au moins 42 femmes dans la chefferie de Bwito, située dans le territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu. Selon Dieudonné Kasereka, chargé de communication de la 34e région militaire, les faits se sont produits le dimanche 28 décembre 2025.
D’après les informations recueillies par l’armée, les victimes auraient été soumises à des actes de torture avant leur enlèvement. Les témoignages des habitants de la région ont permis de confirmer ces allégations, bien que l’armée n’ait pas précisé les détails exacts des abus infligés. L’enlèvement de ces femmes intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les forces gouvernementales et les groupes armés opérant dans la région, notamment le M23, qui a intensifié ses attaques contre les villages et les communautés locales ces derniers mois.
Les FARDC ont promis de prendre toutes les mesures nécessaires pour retrouver les victimes et appréhender les responsables de ces actes inhumains. La situation à Rutshuru reste extrêmement préoccupante, avec des milliers de civils pris au piège dans le conflit. Les autorités congolaises ont appelé la communauté internationale à intervenir pour soutenir la RDC face à la menace grandissante des groupes armés.
Les associations de défense des droits de l’homme ont dénoncé ces enlèvements, exigeant des enquêtes impartiales et une protection accrue des civils dans les zones de conflit.