Dans une déclaration empreinte d’énergie et de fermeté, Doris KAHENGA, politologue de formation, a vivement critiqué la décision de l’Assemblée nationale d’écarter la candidature de Van Walesa au poste de Rapporteur adjoint, au profit d’une seule candidature jugée « officielle ».
Pour le politologue, cette démarche constitue un dangereux précédent pour la démocratie parlementaire congolaise. « À l’hémicycle, censé être le temple de la sagesse et de l’équilibre, ce n’est plus la voix la plus pondérée qui domine, mais la voix la plus forte qui s’impose. Ce n’est plus l’élection qui consacre, mais désormais la nomination qui décide », a-t-il déclaré avec indignation.
Selon Doris Kahenga, l’Assemblée nationale, institution supposée garantir la diversité d’opinions et la libre compétition démocratique, semble s’éloigner de son rôle constitutionnel en favorisant des choix imposés plutôt que des candidatures issues d’un processus transparent et équitable.
« En marginalisant certaines candidatures au profit de décisions unilatérales, l’Assemblée envoie un mauvais signal à la nation, déjà éprouvée par des tensions politiques et sociales.La démocratie ne se construit pas sur l’exclusion, mais sur la confrontation des idées et le respect du choix du peuple », a-t-il ajouté.
L’intervention de Doris Kahenga intervient dans un contexte où plusieurs observateurs dénoncent un resserrement du jeu démocratique au sein des institutions nationales. Où, non seulement la justice est mise au frigo avec de détentions illégales et surtout de son Leader politique, Constant MUTAMBA TUNGUNGA, mais aussi la pratique politique actuelle s’éloigne des principes républicains et tend à transformer les organes élus en chambres d’enregistrement des décisions imposées d’en haut.
En conclusion, Doris Kahenga appelle à un sursaut de conscience collective : « L’avenir de notre démocratie dépendra de notre capacité à préserver la transparence, la compétition loyale et la souveraineté des urnes. »
LTF