Soixante-dix jours déjà que les portes froides de la détention se sont refermées sur Constant Mutamba, ancien Ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux. Soixante-dix jours de silence imposé à celui dont la voix, naguère, tonnait pour la vérité et la dignité du peuple congolais.
Mais, dans les geôles de l’injustice, sa lumière ne s’est pas éteinte elle s’est transformée en flamme de résistance. L’un de ses Assistants politiques originaire de la Province de la Tshopo et compagnon de lutte, Alain Ali Famba, a pris la plume pour rompre le mutisme ambiant et adresser un message de soutien vibrant à son mentor.
« 70 jours d’injustice, 70 jours d’épreuves, 70 jours de privation de liberté pour un homme dont le seul tort est d’avoir défendu la vérité, la justice et la dignité du peuple congolais » écrit-il, dans une correspondance empreinte d’émotion et de détermination.
Comme un phare au milieu des tempêtes, Constant Mutamba reste, pour ses partisans, le symbole d’un idéal que ni les murs ni les chaînes ne peuvent étouffer. « Nous exprimons notre solidarité indéfectible à Son Excellence Constant Mutamba, symbole de courage, de droiture et de résistance face à l’arbitraire», poursuit Alain Ali Famba, la voix chargée de conviction.
Dans un ton presque prophétique, il rappelle que le combat de Mutamba dépasse sa personne :
« Son combat n’est pas personnel : il incarne celui de tous les Congolais épris de liberté et de vérité. Que ces 70 jours deviennent le témoignage vivant d’une foi inébranlable en la justice divine et historique. »
Et de conclure, comme pour enraciner cette épreuve dans le marbre de l’histoire : « L’histoire me rétablira. » Une phrase que ses partisans répètent aujourd’hui comme un serment, une promesse gravée dans la pierre du temps.
Alors que le pays observe, que les regards s’interrogent et que les consciences s’éveillent, Constant Mutamba, derrière les barreaux, semble incarner plus que jamais cette métaphore d’un Congo en quête de lumière : Un homme enchaîné, mais dont l’idéal demeure libre. Ensemble pour la liberté. Ensemble pour la justice. Ensemble derrière Constant Mutamba« , a-t-il conclu.
Flodel NKIMA