Tel un phare dans la tempête, l’honorable Sidonie Ejiba Mpungue s’est levée à la tribune de l’Assemblée provinciale de Lomami, lors de la plénière de ce jeudi 23 octobre 2025, non pour faire du bruit, mais pour faire entendre le cri de la terre. Ce cri vient du quartier Yakasongo, dans la commune de Kajiba, où la nature, blessée par la négligence humaine, se venge à coups de ravins béants.
Dans une motion d’information vibrante d’émotion et de lucidité, la Députée provinciale a peint le tableau d’une situation qui ressemble à une plaie ouverte sur le visage de la ville : un ravin monstrueux, creusé à même la chair du sol, qui dévore lentement les maisons, les souvenirs et les rêves des habitants.
Selon ses propos, cette cicatrice géologique ne serait pas l’œuvre du hasard, mais le fruit amer d’un travail mal exécuté par l’Office des Voiries et Drainage (OVD). Là où l’on attendait la main réparatrice de l’État, la population a reçu la morsure du désastre.
« Ce ravin s’élargit chaque jour, comme une bouche affamée qui dévore la terre et menace d’avaler des vies », a-t-elle alerté avec gravité.
Face à cette urgence silencieuse, Sidonie Ejiba n’a pas brandi des accusations gratuites, mais des solutions concrètes :.
- L’envoi immédiat d’une équipe technique pour évaluer les dégâts ;
- La prise de mesures de stabilisation et de protection des zones menacées ;
- Et surtout, l’identification des responsabilités dans cette tragédie annoncée
Par sa voix, c’est tout un peuple qui a parlé celui des familles contraintes d’abandonner leurs maisons comme des naufragés quittant un navire en perdition. Son intervention, empreinte d’humanité et de courage, a résonné comme une cloche d’alarme dans le sommeil des décideurs.
En s’érigeant en défenseure de la Ville et de la dignité humaine, Sidonie Ejiba Mpungue rappelle que la politique n’est pas qu’un art de discours, mais aussi un acte de compassion et de vigilance. Là où le sol s’effondre, elle veut que la conscience publique se relève.
Parce que le ravin de Yakasongo n’est pas seulement une faille dans la terre : c’est le symbole d’une gouvernance qui doit enfin écouter le murmure des pierres avant qu’elles ne crient leur colère.
Flodel NKIMA