L’histoire de Diabanza Tukakalakiese Guylain et de Maître Junior Ituko Beko s’apparente à une bataille où la lumière de la vérité se heurte sans cesse aux ténèbres d’un pouvoir impitoyable. Ces deux hommes, tel des héros tragiques, ont bravé les géants invisibles d’un système corrompu, dont les racines sont profondes et difficiles à discerner. Leur résistance, plutôt qu’un simple acte de courage, a résonné comme un tambour dans la vallée du silence, éveillant des forces sombres, prêtes à broyer ceux qui dérangent le statu quo. Dans la tribune poignante de Chardin Kayembe Kalonji, transmise le 19 mai 2020, se dessine un tableau où le combat pour la justice devient une lutte perdue d’avance contre des ombres qui gouvernent l’impunité. Le régime Tshisekedi, loin d’apporter la lumière promise, semble plus oppressant que celui de son prédécesseur, Kabila. En scrutant ces lignes, le lecteur plonge dans un abîme où l’espoir de justice se mêle à la brume d’un régime qui ne semble offrir qu’un mirage.
LUMIÈRE ET OMBRES DU POUVOIR SUR l’AFFAIRE DU DOUANIER GUYLAIN DIABANZA TUKAKALAKIESE ET DE MAÎTRE AVOCAT JUNIOR ITUKO BEKO
Il existe des récits qui, bien qu’étant noyés dans l’obscurité de l’oubli, viennent perturber les consciences. Ces histoires sont des éclats de vérité, des fragments de vies brisées par des systèmes invisibles et impitoyables. Elles résonnent dans nos cœurs, comme un appel désespéré à la justice et à la loyauté, souvent perdu dans un monde où la vérité n’est qu’un mirage. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’histoire tragique de Diabanza Tukakalakiese Guylain, un douanier dont la quête d’intégrité et de justice l’a mené à un affrontement tragique avec des puissances invisibles. Ce récit, loin d’être une simple narration, est une réflexion sur la lutte entre la lumière de la vérité et les ombres profondes du pouvoir.
Le début de la fin
Tout commence le 7 février 2020, aux frontières sud-ouest du pays, là où l’ombre de la corruption se dissimule derrière l’apparence de la légalité. Diabanza Tukakalakiese Guylain, un homme reconnu pour son intégrité et son respect des lois, se retrouve face à un convoi particulier : une caravane dépourvue de documents légaux, mais protégée par des figures autoritaires. Ces passagers, coupables d’une infraction évidente, invoquent les pouvoirs invisibles du système. Des noms influents sont cités, des noms échappant aux griffes de la justice. Mais Guylain, fidèle à ses principes, refuse de fléchir.
Il choisit de défendre la loi, d’assurer l’application des règles, quitte à s’opposer à des forces qui dépassent l’entendement. Il dénonce ce qu’il voit comme une évasion fiscale massive, un détournement des fonds publics qui frôle la fraude organisée. Son acte de résistance, bien que symbolique, met en lumière une réalité que beaucoup préfèrent ignorer. Mais pour ceux qui détiennent les rênes du pouvoir, son refus devient un affront. En un instant, Guylain devient une cible, un homme à abattre. L’accusation de sabotage est vite lancée, mais elle n’a rien de fondé. Elle n’est qu’un prétexte pour étouffer sa voix.
Enlevés 5 jours après en compagnie de son collègue Godé Mbadu et ccnduit dans une cellule où ils ont subit une torture inimaginable par les agents véreux du pouvoir assimilés aux milices du pouvoir force de progrès et autres.
Forcé à fuir, Guylain quitte son poste et regagne Kinshasa, où il espère trouver un peu de répit dans l’ombre des grandes villes. Mais ce n’est qu’une illusion. Les ombres sont là, prêtes à le rattraper. Ses pas sont surveillés, chaque mouvement est scruté. Ce n’est pas simplement un homme traqué, c’est un symbole qui dérange, un homme qui refuse de se plier aux diktats des puissants.
L’entrée en scène de Maître Avocat Junior Ituko
Voulant sauver l’un de mes meilleurs amis d’enfance en difficulté, j’ai contacté maître Junior Ituko Beko pour avoir un accompagnement juridique en faveur de Guylain Diabanza Tukakalakiese.
C’est alors que Maître Junior Ituko Beko, avocat réputé, entre en scène. Il n’est ni un héros, ni un justicier, mais un homme qui croit fermement en la justice. Avocat dans des affaires complexes, particulièrement dans l’immobilier, il connaît les arcanes du système, mais son sens de la morale l’amène à défendre Diabanza Tukalakiese Guylain. Il ne se doute pas qu’en acceptant cette affaire, il se lance dans un combat bien plus vaste que celui qu’il pensait affronter.
Au fur et à mesure qu’il plonge dans les méandres du dossier, Maître Beko se rend compte que cette affaire est bien plus qu’un simple cas de corruption. Ce n’est pas une faille dans le système, mais un système entier qui se disloque sous ses yeux. Des réseaux mafieux, des groupes pseudo-militaires, des services d’ordre corrompus… les fils invisibles de l’injustice tissent leur toile autour de lui suite aux propos de son client.
Pour rappel, en mars 2020, la maison de Guylain fut encerclée par des hommes non identifiés, qui se sont permis de commettre un acte atroce. Ils ont violemment agressé et torturé l’épouse de Guylain, sa mère et ses enfants. Heureusement, Dieu a eu pitié, car c’est grâce à l’intervention de Mr Diengo Beyeli Patrick, qui avait conduit la vieille mère à l’hôpital pour des soins urgents, que la situation n’a pas été encore plus dramatique.
Le drame de Limete
Ce jour-là, Maître Junior Ituko Beko avec sa femme et enfants tous retrouvés morts dans des circonstances étranges à Limete. Ce quartier, à la fois vivier de la misère et berceau de la révolte, devient le théâtre d’une tragédie qui marque un tournant dans l’histoire de la résistance à l’oppression. La presse évoque un crime déguisé, mais qui aurait voulu effacer cet homme ? Qui avait intérêt à étouffer sa voix, à éteindre cette flamme d’espoir et de vérité ?
Maître Beko, l’avocat des opprimés, est abattu dans l’indifférence générale. Son corps, retrouvé sans vie, porte la marque d’un système impitoyable qui n’a pas hésité à sacrifier une vie pour préserver ses secrets. Mais la tragédie ne s’arrête pas là. La famille de Maître Beko, déjà marquée par la perte d’un être cher, est plongée dans un autre abîme.
L’incendie funeste et l’e
Le 20 mai 2020, un incendie d’une violence inouïe ravage leur maison à Limete. Sa femme, sa belle-mère et ses deux enfants sont retrouvés morts dans les flammes. Leurs vies ont été fauchées, brûlées dans ce que l’on pourrait appeler une tragedie planifiée, un acte de vengeance. Les circonstances de cet incendie sont plus qu’inquiétantes. Un drame familial qui, dans la réalité, semble être le dernier coup de grâce infligé à ceux qui avaient osé s’opposer au système.
Les enfants, eux, sont recueillis par l’humaniste Mr. Diengo Beyeli Patrick, un ami de la famille qui choisit de les protéger.
Dans l’ombre, loin des regards vers Selembao à Kinshasa, la famille de Guylain traverse cette période des moments très durs, Guylain introuvable loin des griffes de ceux qui ont voulu lnanéantir. Une fuite, certes salvatrice, mais qui n’efface pas la douleur, ni les blessures invisibles qui marqueront à jamais ces enfants.
L’appel à la justice
Ce récit n’est pas une simple chronique des événements. C’est un appel, une clameur dans la nuit, un cri lancé dans le vide. L’histoire de Diabanza Tukakalakiese Guylain et de Maître Junior Ituko Beko est celle d’une résistance coûteuse, d’un combat perdu d’avance, mais aussi celle de l’espoir et de la vérité. Ces noms ne doivent pas être oubliés. Ces vies, sacrifiées sur l’autel du pouvoir et de l’injustice, doivent devenir un symbole de ce que nous devons protéger : la justice, la vérité, l’intégrité.
Cette histoire est un rappel douloureux de ce qui arrive à ceux qui choisissent de dire non, à ceux qui, malgré les menaces, refusent de se laisser plier. Mais elle doit aussi être un catalyseur, un point de départ pour réfléchir sur les mécanismes qui permettent à de tels crimes de se produire. Il est grand temps de mettre en place des mesures de protection pour les témoins, de protéger nos agents intègres et de mettre fin à l’impunité qui gangrène notre société.
Souvenons-nous de ces noms. Souvenons-nous de leurs sacrifices. Car dans l’histoire, il ne faut jamais oublier ceux qui ont payé le prix du Courage.
Kinshasa, le 20 juin 2020
Par un citoyen Kayembe Kalonji Chardin témoin des arcanes du destin, un ami des familles